Les livres

Liens saccagés : Comment dire les violences familiales ?

Aux éditions PU Rennes, Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud, Marie-José Grihom (dir.)

Pendant la période du confinement, la famille est apparue comme une « valeur refuge », un lieu de protection face aux agressions sanitaires et aux crises extérieures. Pour autant, elle n’est pas exempte de discordes et de drames, parfois exacerbés par le huis-clos prolongé. En effet, si la famille, dans sa diversité, peut être considérée comme un havre de paix, elle est aussi, depuis des siècles, un groupe de personnes apparentées traversé par des tensions mortifères. L’objet du présent ouvrage est d’étudier, de manière pluridisciplinaire, différentes formes et manifestations de brutalité à l’intérieur de la famille. Est d’abord privilégiée la mise en scène et en mots des déchirements familiaux, à la fois dans les journaux télévisuels, comme dans les romans, ou encore au cinéma. Une deuxième entrée rétrécit la focale et examine les violences conjugales en croisant les sources et les points de vue. Un troisième volet se veut plus réflexif, allant des conflits familiaux autour des vocations religieuses féminines jusqu’à la question des droits de l’enfant au Togo.

Les violences en famille. Histoire et actualités.

Aux éditions Hermann, Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud, Marie-José Grihom (dir.)

La famille est présentée tantôt comme le dernier refuge des hommes et des femmes, dans un monde turbulent et imprévisible, tantôt comme une « institution » passéiste et délétère. Le célèbre cri d’André Gide dans Les Nourritures terrestres en 1927 : « Familles je vous hais », dénonce le repli sur soi, les bonheurs égoïstes, les « foyers clos » et les « portes refermées ». La famille est également le creuset où s’exercent toutes sortes de vexations et de brutalités pouvant conduire à la mort d’un de ses membres. Cet ouvrage a pour visée de s’attacher à la face sombre de la cellule familiale. Il s’arrête sur les transgressions, traite de la place, du rôle et des interactions entre victimes et auteurs, et enfin s’interroge sur la place des enfants et les violences qu’ils subissent. Pour mener à bien cette enquête, des disciplines variées sont ici convoquées. Les approches retenues, allant de la clinique à la démographie, de l’histoire au droit, de la caricature aux représentations théâtrales, permettent ainsi de saisir le phénomène complexe des violences en famille.

On tue une femme. Le féminicide. Histoire et actualités.

Aux éditions Hermann, Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud, Ludovic Gaussot, Marie-José Grihom, Laurie Laufer (dir.)

Dans l’immense majorité des sociétés, passées comme présentes, les femmes font l’objet de maltraitances avérées, de traitements iniques, et sont élevées dans une culture de l’infériorité. Les violences exercées contre elles, du mariage forcé aux coups répétés, sont des violences de genre qui induisent une sorte de banalité, voire d’impunité, conduisant au crime de sang. Le féminicide est un crime de haine contre les femmes en raison de leur sexe, pour ce qu’elles sont ou ce qu’elles représentent. Du continent asiatique auquel les filles « manquent » à l’Amérique du Nord, en passant par les pays européens qui tentent de légiférer ou des pays d’Amérique latine qui ont fait figurer la notion de féminicide dans leurs législations nationales, sans oublier l’Afrique et les organisations internationales, une prise de conscience s’est fait jour : le féminicide est un fléau universel et l’un des défis majeurs des sociétés du XXIe siècle. On tue une femme est un ouvrage pour dénoncer l’insoutenable et un outil permettant de penser, de comprendre et d’agir contre les féminicides.

Une femme sur trois. Les violences faites aux femmes d’hier à aujourd’hui.

Aux éditions Atlantique. Conçu par Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud, Marie-José Grihom, Héloïse Morel avec le concours de Louise Atani, Julien Gaillard, Sabine Lambert, Laurence Leturmy, Nicolas Palierne. Livre réalisé par Héloïse Morel. Dans le cadre du CPER Insect.

Tous les ans, en France, 217 000 femmes ou davantage subissent des violences. Comme ailleurs dans le monde, le nombre de victimes de viols, d’agressions sexuelles, de harcèlement reste minoré. Aucun chiffre exact, si ce n’est celui des déclarations faites à la police, n’est connu. Les femmes agressées, de tous âges, sont issues de tous les milieux : ouvriers, paysans, employés, avocats, médecins. Aucun lieu, la chambre, l’appartement, la maison, le métro, la rue, le bureau, l’école n’est épargné. Les agresseurs peuvent être des proches ou de parfaits inconnus. Cette présente brochure tend à comprendre ce phénomène des violences faites aux femmes parce qu’elles sont femmes, à travers des approches historiques, sociologiques, psychologiques et juridiques.

Le corps en lambeaux. Les violences sexuelles et sexuées faites aux femmes

Aux éditions PU Rennes, Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud, Ludovic Gaussot, Marie-José Grihom et Myriam Soria (dir.)

Cet ouvrage analyse les violences portant atteinte à l’intégrité physique et morale des femmes sans enfermer celles-ci dans le rôle de victime. Il s’interroge sur la quasi-universalité du phénomène, tout en étudiant son ampleur, ses variations, ses répercussions et ses contextes. Quatre approches sont privilégiées afin de prendre la mesure des violences sexuelles et sexuées, de suivre les formes de brutalisation, de s’interroger sur leur mise en scène et enfin d’examiner les dispositifs punitifs et les mesures prises pour « réparer ».

Avec une préface de Catherine Coutelle et une postface de Michelle Perrot.

Avec le soutien de l’université de Poitiers et de la MSHS de Poitiers.